Bénédicte Le Lay est une slasheuse*.

*terme qui vient du slash / des claviers d’ordinateur. Polyactif refusant de se cantonner à un domaine d’expérimentation.

Initiée depuis son enfance en Belgique à des rencontres artistiques de différentes disciplines, Bénédicte suit une formation universitaire de comédienne et danseuse à Dartington College of Arts, en Angleterre. C’est à Dartington, lieu artistique avant-gardiste, qu’elle s’initie aux créations collectives, aux performances en sites spécifiques et à la création pluridisciplinaire.

Bénédicte travaille « en réaction » avec son corps comme terrain de jeu. Ses créations prennent des formes artistiques transversales. L’illustration sonore et l’objet existent toujours par nécessité. Bénédicte travaille la poésie, l’amour, l’humour, le plaisir, la force et tout ce qui lui échappe.

De 2003 à 2013, Bénédicte se construit avant tout en tant qu’interprète en multipliant les collaborations avec différentes compagnies. Elle voyage et participe à de nombreux projets pluridisciplinaires en France, en Israël, à New York, à Barcelone, et en Angleterre.

De 2008 à 2011, Bénédicte collabore sur scène avec le musicien MaJiKer, ils créent ensemble un concert/performance qu’ils tournent en France (Point FMR, Nouveau Casino, Espace B, Le Sentier des Halles, Mains d’Oeuvres) et à Londres (ICA).

Riche de ces expériences artistiques, Bénédicte souhaite mettre ses compétences au service d’autres artistes. Les opportunités de rencontres internationales et pluridisciplinaires dont elle a bénéficié lui ont permis d’acquérir une perception globale des dynamiques d’une prestation scénique et d’appréhender les nombreux paramètres qui contribuent à l’énergie d’une performance.

C’est ainsi que Bénédicte se lance dans le coaching scénique pour musiciens à la suite d’une formation chez Harmoniques pour rassembler ses outils. Cette nouvelle démarche l’amène à collaborer comme formatrice en « Prise de parole en public et présence scénique », auprès de managers en entreprise.

« Vous accrochez la lumière et savez où aller, les yeux bandés, le regard rivé sur quelque point, au-delà. »
Valérie Colette-Folliot, Consultante et conférencière en histoire et esthétique de la danse, à Bénédicte Le Lay

En 2013, Bénédicte crée sa première pièce « Si Camille avait dansé« , solo de danse-théâtre avec illustration sonore. Elle est accueillie en résidence au Théâtre Vaugarni en Touraine pour une première étape de travail pour son spectacle, elle y sera invitée quelques semaines plus tard pour y jouer le 19 septembre 2013 lors de la journée du patrimoine. Pari audacieux du programmateur du Théâtre d’inviter ce spectacle atypique de danse, théâtre et illustration sonore, mais pari réussi. Le public adhère et un lien fort avec ce lieu se crée alors.

« Si Camille avait dansé » part en tournée.

En 2014, Bénédicte est en résidence à Mains d’Oeuvres (lieu de création et de diffusion, Saint-Ouen) où elle est soutenue par Arcadi pour une résidence de recherche. Lors de cette résidence, Bénédicte fait le choix de questionner son processus de création. Elle met en place un dispositif : un protocole de création basé sur un travail de transcription d’interviews en mouvements chorégraphiques par le biais d’improvisations réalisées en respectant certaines contraintes. Ce fut également une occasion de se plonger dans le plaisir de la recherche artistique et de l’expérimentation sans attente de production.
En 2016, Bénédicte suit le D.U. « Chorégraphe un métier » conçu et dirigé par Karine Saporta. Elle approfondira cette formation au cours d’un stage au Ballet de Flandres, en août et septembre 2016, en présence du chorégraphe Jonah Bokaer et à travers un stage d’observation du travail de Robert Lepage en août 2017 au Québec.

Bénédicte continue ses explorations et recherches auprès de Mathilde Monnier, Simone Forti, Carlo Locatelli, Anna Rodriguèz, Hetain Patel, Odile Rouquet, Christine Gérad.

Elle travaille sur le spectacle « I TRY TO CONTROL SOMETHING THAT IS CONTROLLING ME » depuis juin 2016. Ce projet prend la forme d’une série d’épisodes de formats courts qui offrent une vision kaléidoscopique une fois assemblés. Ces épisodes, dont chaque thème est lié à l’idée de « tout ce qui nous échappe sont traités sous des formes artistiques transversales: danse, texte et voix, illustration sonore, musique live, vidéo clip et blagues (parfois).

Le premier épisode, « The Dancing », a été crée en juillet à La Mue, centre artistique de Karine Saporta en Normandie. Bénédicte poursuit sa création et sera accueillie en résidence par le Collectif L’Horizon en juin 2017 à La Rochelle puis par La Chaire de recherche en dramaturgie sonore au Canada, en septembre 2017.

Elle est artiste et chercheur associée au Vent se Lève! depuis 2017.

salome1